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Vendredi 23 janvier 2009
ARTE, ce soir...un moment de bonheur jubilatoire !...Claude RICH, Barbara SCHULZ, un régal d'interprétation, tant dans le visuel que dans le verbe.

Quand Voltaire, révolté, invente l'opinion publique pour dénoncer dans l'Europe entière une erreur judiciaire...
Je cite :
Toulouse, 13 octobre 1761. Marc-Antoine Calas, fils d'un drapier protestant, est découvert mort dans le magasin familial. Accusé de l'avoir assassiné pour empêcher sa conversion au catholicisme, son père est condamné à mort, avant d'être roué, étranglé et brûlé en place publique. Une injustice contre laquelle s'élève Voltaire, avec la complicité de sa jeune pupille, Marie Corneille.
Il trône sur le dessus d'une bibliothèque et j'aime bien...

Avant tout on le sait, un procès des religions, d'une religion fanatique empreinte de certitudes, n'admettant de raison qu'à la secte qu'elle nourrit.
La Saint Barthélemy est fêtée en ces lieux...la justice n'y a pas place, le diktat est maître et juge !
Si de ces agissements, l'histoire a témoigné et condamné, comment faut-il interpréter le rapprochement souhaité par le Pape, des intégristes dont un, à ce jour, nie l'existence des chambres à gaz ?
Mais d'où viennent-ils, de qui sont-ils issus, qui les a engendrés, de quels démons leurs pauvres têtes sont-elles habitées ?

En 1761, Voltaire était là, il est l'initiateur de la médiatisation...
Il fait circuler des billets "assassins" à l'endroit de ces despotes, l'opinion publique s'interroge, s'inquiète...jusqu'à émouvoir la cour de Louis XV !
Il est craint, l'Europe suit l'affaire, il en va de l'honneur des Protestants.
Il y aura un nouveau procès où tous les autres accusés seront acquités...
Nombre de magistrats seront révoqués, Choiseul lui-même n'en sortira pas indemne...

Voltaire, Voltaire...que sauriez-vous nous dire aujourd'hui ?
Quel conseil, quel coup de Jarnac nous proposeriez-vous contre cette comédie humaine, récitée par de mauvais acteurs, jouée dans des salons "sulfureux", car je puis vous le confier...
Dans le FOND, rien a changé dans le ce bas monde.

Mais oui, je ne peux que vous approuver, vous le dites :
"C'est pourtant la philosophie toute seule qui a remporté cette victoire. Quand pourra-t-elle écraser toutes les têtes de l'hydre du fanatisme ?"

Vous n'êtes plus là...et personne pour vous remplacer...

Par Maky
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