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Samedi 29 novembre 2008

Dans une forêt improbable, le squelette des arbres tendaient vers moi les vestiges d'une frondaison opulente, sous laquelle un été s'était abrité des rayons de l'astre.
La vigueur des troncs, la souplesse des branchages provoqua en moi une supplique…
- Me donnerez-vous, pour une noble cause, un fragment de vous que je pérenniserai entre des mains expertes ?
Qui ne dit mot, consent…la chose fut faite.

Dense et bien moussu, je le ramenai en le détaillant.
Quelques embranchements seraient éliminés et laisseraient place à une teinte plus claire. Des nœuds, tourmentés par les ans, calcifiés par les vents donneraient une image artisanale du matériau.
Mais déjà une odeur résineuse envahit l'atelier, les relents d'un humus particulier se dégage de la mousse que je dépose tel un duvet, nous allons nous entendre !

Les tronçons sont débités, la présentation est faite, c'est maintenant la séance d'ébauche qui se prépare.
Bien enserré dans les mors de la machine, la contre pointe fichée telle une banderille, je vais le dépouiller de son épiderme rugueux et meurtri.
L'outil lui effleure les entrailles avant de ravauder les fibres de cette chair pour laisser apparaître les effets d'un lifting bienfaiteur.


 














 

 

 

 


Repris dans l'autre sens, surgissent des veines de couleurs, identifiant son âge, son âme peut-être…


















 

 

La sciure jonche le châssis de la machine, le bois redevient jeune, beau, clair.
Il est temps de l'amadouer, de le travailler, de lui donner les lettres de noblesse dont son essence ne manque pas.



L'outil manuel remplacera le couteau, une sculpture naît, en appui sur la tige de maintien, le ciseau creuse, arrondi, gorge, chanfreine, lame.
La transformation fait croire à la main du potier imprégnant ses doigts dans la glaise…la forme paraît et disparaît au gré des pressions exercées sur l'outil.

















 

 

 

C'est maintenant le moment de la finition, une fine toile émeri viendra effleurer les nervures du bois qui nous révèle toute sa beauté naturelle, gardant en surface quelques grains de beauté !
C'est maintenant une pièce douce au toucher, polie, dévoilant des courbes harmonieuses, des creux et des pleins




















 



MAIS

Pourquoi faire, Un exercice de style ?…
Que nenni !
Mais oui, évidemment…vous savez, mais si, rappelez-vous, petits…

 

 


TRICOTINS…pour mes petits mecs !

Pourvu que la grand-mère, je veux dire Mab, sache comment démarrer ?

Mon environnement pour cogiter…Regardez !


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Par Maky
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